PETITION: Chine, mille fois oui au boycott?

Publié le par Jihad WACHILL

- Parce qu'elles mettent en péril les acquis socialistes en Chine populaire,

- Parce qu'elles aggravent l'inégalité de développement entre les régions de ce grand pays,

- Parce qu'elles détruisent la classe ouvrière et les acquis sociaux en France et en Europe,

- Parce qu'elles permettent au capitalisme mondialisé de s'ingérer dans les affaires  chinoises en menaçant la paix et la stabilité en Asie,

- Parce qu'elles servent à mettre sous pression l'ensemble des travailleurs salariés de  la planète,

J’exige que le gouvernement français boycotte et même INTERDISE à 100% toute nouvelle délocalisation d'usine en Chine ou dans d'autres pays à bas salaires, y compris dans l'UE.

Pour commencer, je demande que soit interdite la délocalisation en cours de l'usine Arcopal d'Arques (62) dont le départ de France signifie un désastre industriel pour le Nord-Pas-de-Calais, l'aggravation du chômage chez les ouvriers Ch'tis (10 000 emplois menacés) et l'aggravation du déséquilibre de la balance des paiements de la France.

Je demande que la France
boycotte systématiquement les produits de réimportation venant d'entreprises françaises ayant délocalisé leur production hors du territoire national.



En revanche, je dis oui aux JO à Pékin tant par respect pour les sportifs qui s'y sont préparés que par respect pour la République populaire de Chine, pour son milliard et demi d'habitants, pour l'ensemble des peuples de Chine qui attendent cet évènement et qui sont choqués par les gesticulations anti-chinoises de l'officine pro-américaine, anti-communiste et anti-chinoise , RSF.



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signatures à transmettre à:
Jacques COIGNARD – 8 rue de Touraine – 22440 PLOUFRAGAN
jacques.coignard@free.fr

Publié dans Asie

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Jihad WACHILL 04/05/2008 09:49

Concernant la répression des émeutes de Lhassa, la condamnation exprimée par la direction du PCF me semble un non-sens. Elle montre d’ailleurs bien la limite d’une rhétorique un peu facile de condmnantion a priori et en général de « la répression » ou encore de « la violence ».

Condamnation qui ne tient pas la route au regard des faits : ce qui s’est passé à Lhassa tenait du pogrom raciste, les émeutiers s’attaquant à tout et tous ceux qui n’apparaissaient pas comme tibétains. De tels faits auraient été réprimés n’importe où ailleurs avec au moins la même sévérité.

J’irai même jusqu’à dire qu’heureusement qu’ils ont été réprimés, pensant aux victimes potentielles supplémentaires qu’auraient pu faire ces émeutes racistes. Voire même que je regrette que les autorités chinoises ont mis trop de temps à mon goût (48h) à intervenir, ce qui a eu en réalité pour conséquence d’aggraver les choses et d’augmenter inutilement les dégâts et les pertes en vies humaines. Car il y a une véritable inhumanité à ne pas prendre en compte les victimes de ces pogroms. Les vies des victimes (Han ou musulmans) de ces émeutiers seraient donc sans importance ?

Le refus de la direction du PCF d’examiner la nature de ces émeutes, tenant bel et bien du pogrom raciste, tronque indéniablement les explications données : les « droits de l’Homme », c’est aussi le droit des membres des minorités Han et musulmans du Tibet à voir garantie leur intégrité physique et leurs biens, de la même manière que la « démocratie » ne saurait s’accommoder de ce genre de racisme violent.

Jihad WACHILL 20/04/2008 11:51

Aujourd'hui, au Tibet, 95% de la population est d'origine tibétaine. Où est la "sinisation" (colonisation disent certains) rampante ?

Aujourd'hui, le Tibet, c'est une population qui a triplé depuis une cinquantaine d'années. Des "indigènes" réduits à la misère, vraiment ?

Aujourd'hui le Tibet est une des régions de Chine connaissant le développement économique le plus important, supérieur à la moyenne nationale chinoise. Région de seconde zone et marginalisée exclue du développement économique du pays, vraiment ?

Le Tibet fut sous suzeraineté chinois (ou mandchoue) depuis le XIIe ou XIIIe siècle. Le délitement du lien avec le pouvoir central chinois fut la conséquence de l'affaiblissement de ce dernier sous les coups de boutoir des puissances impérialistes, de l'occupation japonaise puis de la guerre civile. La reconquête de la souveraineté nationale par la République populaire de Chine ne pouvait passer que par la réaffirmation de celle-ci sur tout le territoire national… donc au Tibet aussi. Le "Dalaï lama" l'avait d'ailleurs dans un premier temps accepté, prenant acte et cherchant à négocier les termes de la ré'intégration. Le Tibet, territoire occupé, vraiment ?

Il convient de rappeler lourdement ce qui a provoqué le "clash" entre le "Dalaï lama" et Mao : la question de l'abolition du servage sur tout le territoire de la République populaire de Chine (y compris le Tibet donc), décidée par le pouvoir central en 1956 et… cause de la révolte orchestrée par le "Dalaï lama" contre ce même pouvoir central en 1959. Le "Dalaî lama", homme éclairé cherchant à moderniser la société tibétaine pour la tirer hors de l'archaïsme, vraiment ?

Mais il y aura bien des capitalistes pour défendre que la "modernité", c'est la "flexibilité" la casse des droits sociaux, et que le servage c'était finalement très moderne dans une optique ultra-libérale. J'ose espérer que ce n'est le cas de personne ici et que ceux qui sont de bonne foi seront reconnaître aussi les mérites de la République populaire de Chine, et la critiquer non pas pour avoir réprimé (trop tardivement à mon goût) les veritables pogroms racistes qui ont eu lieu à l'initiative de groupes extrémistes minoritaires dans les rues de Lhassa mais pour les dérives nées de l'ouverture du pays au capitalisme mondialisé. Dérives dont fort heureusement des secteurs du Parti communiste chinois commencent à prendre conscience.