Communiqué de presse de la section PCF d'Amiens: défendre le programme du Conseil National de la Résistance
Il y a 65 ans, le 27 mai 1943, quelques mois après la bataille de Stalingrad (défaite retentissante de l’Allemagne nazie devant l’armée soviétique et tournant décisif de la 2nde Guerre mondiale), était créé en France le Conseil National de la Résistance.
Une initiative qui marquait une avancée notable dans les efforts de coordination et d’unification des différents groupes qui composaient la Résistance française. Une avancée qui s’est faite sur une base programmatique qui a servi de fondement à des avancées sociales remarquables au moment de la Libération. Un "programme national de la Résistance" auquel le PCF, colonne vertébrale de la "Résistance intérieure", aura fortement contribué, lui donnant une dimension sociale inédite.
Le "modèle social français" est en grande partie le prolongement des acquis de ce "programme du Conseil national de la Résistance", regroupant sur des valeurs de progrès social communistes, socialistes, démocrates-chrétiens et gaullistes. C’est ainsi en application du programme national de la Résistance qu’à la Libération les femmes obtiennent le droit de vote, que sont créées la Sécurité sociale et les comités d’entreprises ou encore nationalisées des entreprises exerçant une mission de service public dans des secteurs stratégiques (énergies, assurances, banques, réseau ferré...), etc.
En remettant en cause ce pacte républicain qu’a constitué depuis la Libération le programme du Conseil national de la Résistance, le MEDEF et ses affidés, sarkozystes ou autres, insultent la mémoire des martyrs de la Résistance à la barbarie nazie (et à ses zélés collaborateurs), le sang versé par leurs camarades de combat et les larmes et souffrances de leurs familles.
Parmi ces Résistants, des figures politiques picardes exemplaires : ainsi René Lamps, ancien maire communiste d’Amiens, toujours présent à notre esprit, lui et sa famille, un an après son décès ; ou encore Jean Catelas, député communiste d’Amiens guillotiné en 1941 par les félons vichystes.
Jean Catelas, qui écrivait, quelques heures avant de monter à l’échafaud : "Mon sacrifice ne sera pas vain, il sera fécond et servira la cause de l'émancipation humaine. A mes amis, je lègue mon passé sans tâche et leur passe le flambeau.". Faisons en sorte de lui donner raison ainsi qu’à tant d’autres qui se sont sacrifié pour notre liberté : non, leur sacrifice ne saurait être vain et défendre les acquis du programme du CNR, c’est aussi défendre leur mémoire et poursuivre leur combat en reprenant le flambeau de la cause de l’émancipation humaine.
C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement mardi 27 mai à 12h devant le siège du Medef ( 18 rue Lamartine) et à 12h30 devant le siège de l’UMP (28 place René Goblet).