Catastrophe de Hautmont : « Notre priorité : reloger les familles »
Conseiller municipal PCF à Haumont, Claude BOURGEOIS parle de la solidarité.
A quelles difficultés majeures êtes-vous confrontés ?
Claude Bourgeois. Il y a eu une bonne réaction de tous et la solidarité a beaucoup joué, ce qui est normal dans une catastrophe comme celle-là. Pour l’instant, la priorité est de reloger les gens dans le besoin, car 700 familles ont vu leurs maisons très endommagées. Une réunion est prévue aujourd’hui avec les bailleurs sociaux pour discuter de la possibilité de reloger rapidement les sinistrés.
Les moyens dont vous disposez sont-ils suffisants ?
Claude Bourgeois. Il y a certes un manque de moyens, mais les choses commencent à se mettre en place. Le Secours populaire est intervenu pour distribuer des vêtements et surtout des bâches, indispensables pour couvrir les maisons. La mairie offre quant à elle des couvertures et des repas froids tous les jours. Un gymnase avec des lits a également été mis à disposition.
Qu’avez-vous pensé de l’intervention du gouvernement ?
Claude Bourgeois. La somme de 300 000 euros n’est pas suffisante, voire même dérisoire, alors qu’autant de familles sont dans le besoin. Avec ce montant, il est seulement possible de réparer deux maisons. C’est trop peu par rapport à l’ampleur des dégâts.
Qu’attendez-vous à présent des pouvoirs publics ?
Claude Bourgeois. Déjà, tout le monde voudrait que le drame soit placé dans la catégorie « catastrophe naturelle », afin que l’on puisse bénéficier d’un maximum d’aides. Apparemment, Michèle Alliot-Marie parle seulement de l’évènement comme d’« incident exceptionnel » de placer l’événement en « incident exceptionnel », ce qui ouvre moins de droits auprès des assurances. La volonté, c’est que les assurances remboursent le plus possible pour que tout le monde soit indemnisé au mieux. De plus, beaucoup de personnes aux faibles moyens n’ont pas d’assurance et le drame est d’autant plus grave pour eux. Il est nécessaire de trouver des solutions pour leur venir en aide et leur permettre d’être également dédommagés comme il se doit.
Entretien réalisé par Alice CLOISEAU et paru dans l'Humanité du 6 août 2008
A quelles difficultés majeures êtes-vous confrontés ?
Claude Bourgeois. Il y a eu une bonne réaction de tous et la solidarité a beaucoup joué, ce qui est normal dans une catastrophe comme celle-là. Pour l’instant, la priorité est de reloger les gens dans le besoin, car 700 familles ont vu leurs maisons très endommagées. Une réunion est prévue aujourd’hui avec les bailleurs sociaux pour discuter de la possibilité de reloger rapidement les sinistrés.
Les moyens dont vous disposez sont-ils suffisants ?
Claude Bourgeois. Il y a certes un manque de moyens, mais les choses commencent à se mettre en place. Le Secours populaire est intervenu pour distribuer des vêtements et surtout des bâches, indispensables pour couvrir les maisons. La mairie offre quant à elle des couvertures et des repas froids tous les jours. Un gymnase avec des lits a également été mis à disposition.
Qu’avez-vous pensé de l’intervention du gouvernement ?
Claude Bourgeois. La somme de 300 000 euros n’est pas suffisante, voire même dérisoire, alors qu’autant de familles sont dans le besoin. Avec ce montant, il est seulement possible de réparer deux maisons. C’est trop peu par rapport à l’ampleur des dégâts.
Qu’attendez-vous à présent des pouvoirs publics ?
Claude Bourgeois. Déjà, tout le monde voudrait que le drame soit placé dans la catégorie « catastrophe naturelle », afin que l’on puisse bénéficier d’un maximum d’aides. Apparemment, Michèle Alliot-Marie parle seulement de l’évènement comme d’« incident exceptionnel » de placer l’événement en « incident exceptionnel », ce qui ouvre moins de droits auprès des assurances. La volonté, c’est que les assurances remboursent le plus possible pour que tout le monde soit indemnisé au mieux. De plus, beaucoup de personnes aux faibles moyens n’ont pas d’assurance et le drame est d’autant plus grave pour eux. Il est nécessaire de trouver des solutions pour leur venir en aide et leur permettre d’être également dédommagés comme il se doit.
Entretien réalisé par Alice CLOISEAU et paru dans l'Humanité du 6 août 2008
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