Solidaires avec le peuple palestinien

Publié le par Jihad WACHILL

Sur la position historique du PCF, voir l’excellent article écrit par Gabriel Péri en 1936,
d’une actualité saisissante :

  http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-26505077.html

 
L’offensive sanglante de l’armée israélienne à Gaza, massacre insoutenable, remet une fois de plus la " question palestinienne " au devant de l’actualité. Les considérations humanitaires sont nécessaires mais se révèlent insuffisantes pour comprendre le drame palestinien. Il convient de revenir sur quelques faits historiques.

Il y a 60 ans avait lieu la première guerre israélo-arabe, suite à un plan de partage contestable (car contraire au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes) qui fut voté par l’ONU sans aucune consultation des populations locales, les principaux concernés pourtant. C’est ainsi que l’Etat d "Israël a été créé, et qu’un Etat palestinien, prévu par le " plan de partage ", n’a pour l’instant jamais vu le jour.

" Guerre d’indépendance " pour les Israéliens, ce fut la " Nakba " (catastrophe) pour les Palestiniens, chassés pour une majorité de leur maison et de leur terre par la guerre, et son lot d’horreurs et de massacres. Des centaines de milliers de Palestiniens peut-être un million, furent ainsi forcés de partir de chez eux. Essayez d’imaginer une ville de plus de 100.000 habitants (presque la population amiénoise), Jaffa, vidée de la quasi-totalité de ses habitants en une seule nuit. Et vous comprendrez alors en quoi cette guerre fut une " catastrophe " nationale pour le peuple palestinien.

C’est ainsi que le peuple palestinien devint pour l’essentiel un peuple de réfugiés, dont plus de la moitié se trouve aujourd’hui exilée en dehors de la " Palestine mandataire " (correspondant au territoire aujourd’hui israélien et aux " territoires palestiniens "). Mais contrairement à d’autres populations, il revivifia son identité nationale dans l’exil. Grâce, entre autres, à un niveau d’éducation inégalé dans le monde arabe, avec un taux d’analphabétisme quasi-nul.

Les épreuves ne manquèrent pas pour le peuple palestinien en 60 ans (les terribles massacres de Sabra et Chatila à Beyrouth en 1982 par exemple), mais les clés des maisons ont continué à se transmettre de génération en génération, marquant de manière extraordinaire le refus de ce peuple de renoncer à sa dignité et à ses droits nationaux.

Comment lui manifester notre solidarité en ouvrant une perspective de paix au Proche-Orient aujourd’hui ? Loin du fatalisme " politiquement correct " nous pensons que des possiblités existent : pressions économiques sur Israël (non-renouvellement de l’accord d’association UE / Israël, boycott citoyen des produits " made in Israël ") et initiatives pour faire connaître la situation intolérable du peuple palestinien (conférences-débats, jumelages de villes avec des camps de réfugiés palestiniens, voyages de solidarité, collectes, etc.). A nous de les mettre en œuvres, tous ensemble !


Article paru dans l'Aube nouvelle, journal communiste amiénois

Publié dans Machreck et Maghreb

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