Rencontre avec Salah HAMOURI dans les geôles israéliennes

Publié le par Jihad WACHILL

Le 5 février, Jean-Claude LEFORT, député honoraire, a rencontré le jeune franco-palestinien emprisonné en Israël depuis 2005. Il raconte sa visite.


Jean-Claude LEFORT, par ailleurs coordinateur national du comité de soutien à Salah HAMOURI (1), a produit un texte dont nous publions ici quelques extraits (2).


« La première chose qu’il tient à faire, c’est remercier, en son nom mais aussi au nom des prisonniers qui savent notre rencontre, le mouvement de solidarité qui s’est constitué autour de lui. Tous ces messages connus de lui le sont également des autres prisonniers qui savent, du même coup, qu’il y a des gens actifs et solidaires qu’ils ne voient pas, derrière ces grands murs qui les enserrent, qu’ils ne connaissent pas, vivant de l’autre côté de la mer, en France.


Ces messages sont des traînées de poudre d’espoir qui traverse la prison. Salah nous dit : "Ce sont des rayons de soleil qui entrent dans nos cellules noires." Puis Salah aborde le second point qu’il veut à tout prix aborder : Gaza. Il explique, de manière très structurée, les causes et l’enchaînement des événements qui se sont déroulés à Gaza. Non pas qu’il soutienne personnellement stricto sensu les actions du Hamas, mais il soutient l’exigence de résistance. Il nous dit : "Aucun peuple n’a jamais et ne pourra jamais accepter une occupation étrangère et renoncer à ses droits et à la dignité. Il faudra bien, même s’il faudra du temps, que le peuple palestinien dispose d’un État. C’est une certitude. Quant à moi, j’ai appris, ici en prison, que mon chemin était désormais clairement tracé : je suis et je serai aux côtés de mon peuple pour sa libération."


Je lui dis tout ce qui a déjà été fait "pour lui". La mise en place d’un comité national de soutien qui rassemble des personnes de tous les horizons politiques. Il sait tout cela, Salah. Ses parents le tiennent informé. Et il remercie de nouveau, encore et encore, tous ceux qui se sont mobilisés. À tous les collectifs créés, à toutes les personnalités engagées, à tous les parlementaires membres du comité de parrainage, à tous les militants de la justice et du droit, je me permets de dire : il nous faut amplifier la mobilisation par tous les moyens et en multipliant toutes les initiatives possibles. Ce n’est pas un appel de détresse. C’est un appel qui porte l’espoir !


À la question de savoir ce qu’il ferait d’abord s’il était libéré, il a répondu spontanément : "Je poursuis mes études et je vais à la Fête de l’Humanité pour remercier les gens qui se sont mobilisés." »


(1) http://www.salah-hamouri.fr


(2) L’intégralité de ce texte est disponible sur le site de l’Humanité : www.humanite.fr

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Publié dans Machreck et Maghreb

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