Solidarité avec Mandeep SINGH
Amiens, le 26 février 2008
Monsieur le Préfet,
Nous avons l’honneur de solliciter de votre bienveillance pour vous demander de ne pas expulser Mandeep SINGH et de laisser se réaliser l’examen de la demande d’asile, dans le cadre de la Commission des Recours.
En effet après le verdict défavorable (en appel) donné par le juge des Libertés, ce mardi 26 février, Mandeep SINGH a tenté de mettre fin à ses jours dans l’enceinte du tribunal d’Amiens et après être passé à l’Hôpital d’Amiens, il vient d’être emmené pour une possible expulsion, en rétention, on ne sait pas où…. C’est terriblement inhumain et honteux.
En effet, Monsieur Mandeep SINGH, né le 18 janvier 1981 à Uttal près de Jadla dans la région de Punjab en INDE est demandeur d’asile. Il est arrivé en FRANCE en mars 2005 à Paris puis a vécu à Amiens en mars 2007 avant de rencontrer Madame Sophie LEMOINE, chez qui il s’est installé en concubinage depuis avril 2007 au 20 rue la Gare à RIBEMONT sur ANCRE.
Mandeep SINGH a fait des études secondaires en INDE puis a obtenu un diplôme en informatique " Computer Softwear Diploma " en 1999. Il s’est ensuite engagé dans l’armée indienne dans laquelle il est resté durant deux ans. Il a fait partie d’unités militaires réparties le long de la frontière Pakistanaise dans l’Himalaya. Lors d’une relève de nuit, pendant laquelle il dormait, deux de ses meilleurs copains soldats ont été capturés par l’armée Pakistanaise et atrocement tués. Les restes de leurs corps ont été rejetés dans des sacs du côté de la frontière Indienne. C’est Mandeep SINGH qui a découvert ces sacs desquels il a sorti les corps mutilés : les mains, les pieds, la tête et même le sexe avaient été coupés et entassés. Il a aussitôt réalisé qu’il s’agissait des corps de ses deux copains militaires.
Devant ces atrocités, il n’a eu d’autre réflexe pour sauver sa vie que de déposer son arme et ses papiers d’identité militaires près de la chambre de son chef qui dormait et de fuir. Il est alors retourné dans la région de sa naissance à Uttal. C’est en se cachant qu’il a pu échapper à la police indienne, qui le recherchait afin de le livrer à l’armée qui par un jugement pouvait le faire fusiller.
Durant cette période où il se cachait il a subi les hostilités des deux autres castes qui coexistent dans son village. Etant de la caste SIKH, il a été victime des violences de la caste JHEER et plus particulièrement de la caste CHAMAR. Régulièrement chassé de sa maison, Mandeep SINGH a connu une longue période d’errance et de solitude qui ont augmenté son traumatisme psychique.
C’est aujourd’hui en France à RIBEMONT sur ANCRE avec Sophie LEMOINE qu’il se reconstruit affectivement. Il vient de redéposer, ce 2 aout 2007, une demande d’asile, acceptée par la Préfecture d’Amiens, et pour laquelle la commission des recours doit statuer au vu des nouvelles pièces qu’il vient de déposer. Alors pourquoi chercher à l’expulser?
Nous demandons que Mandeep SINGH puisse être libéré et de laisser se réaliser l’instruction de demande d’asile politique et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression respectueuses de nos salutations républicaines.
Jihad WACHILL, président de la FSE-Amiens
Monsieur le Préfet,
Nous avons l’honneur de solliciter de votre bienveillance pour vous demander de ne pas expulser Mandeep SINGH et de laisser se réaliser l’examen de la demande d’asile, dans le cadre de la Commission des Recours.
En effet après le verdict défavorable (en appel) donné par le juge des Libertés, ce mardi 26 février, Mandeep SINGH a tenté de mettre fin à ses jours dans l’enceinte du tribunal d’Amiens et après être passé à l’Hôpital d’Amiens, il vient d’être emmené pour une possible expulsion, en rétention, on ne sait pas où…. C’est terriblement inhumain et honteux.
En effet, Monsieur Mandeep SINGH, né le 18 janvier 1981 à Uttal près de Jadla dans la région de Punjab en INDE est demandeur d’asile. Il est arrivé en FRANCE en mars 2005 à Paris puis a vécu à Amiens en mars 2007 avant de rencontrer Madame Sophie LEMOINE, chez qui il s’est installé en concubinage depuis avril 2007 au 20 rue la Gare à RIBEMONT sur ANCRE.
Mandeep SINGH a fait des études secondaires en INDE puis a obtenu un diplôme en informatique " Computer Softwear Diploma " en 1999. Il s’est ensuite engagé dans l’armée indienne dans laquelle il est resté durant deux ans. Il a fait partie d’unités militaires réparties le long de la frontière Pakistanaise dans l’Himalaya. Lors d’une relève de nuit, pendant laquelle il dormait, deux de ses meilleurs copains soldats ont été capturés par l’armée Pakistanaise et atrocement tués. Les restes de leurs corps ont été rejetés dans des sacs du côté de la frontière Indienne. C’est Mandeep SINGH qui a découvert ces sacs desquels il a sorti les corps mutilés : les mains, les pieds, la tête et même le sexe avaient été coupés et entassés. Il a aussitôt réalisé qu’il s’agissait des corps de ses deux copains militaires.
Devant ces atrocités, il n’a eu d’autre réflexe pour sauver sa vie que de déposer son arme et ses papiers d’identité militaires près de la chambre de son chef qui dormait et de fuir. Il est alors retourné dans la région de sa naissance à Uttal. C’est en se cachant qu’il a pu échapper à la police indienne, qui le recherchait afin de le livrer à l’armée qui par un jugement pouvait le faire fusiller.
Durant cette période où il se cachait il a subi les hostilités des deux autres castes qui coexistent dans son village. Etant de la caste SIKH, il a été victime des violences de la caste JHEER et plus particulièrement de la caste CHAMAR. Régulièrement chassé de sa maison, Mandeep SINGH a connu une longue période d’errance et de solitude qui ont augmenté son traumatisme psychique.
C’est aujourd’hui en France à RIBEMONT sur ANCRE avec Sophie LEMOINE qu’il se reconstruit affectivement. Il vient de redéposer, ce 2 aout 2007, une demande d’asile, acceptée par la Préfecture d’Amiens, et pour laquelle la commission des recours doit statuer au vu des nouvelles pièces qu’il vient de déposer. Alors pourquoi chercher à l’expulser?
Nous demandons que Mandeep SINGH puisse être libéré et de laisser se réaliser l’instruction de demande d’asile politique et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression respectueuses de nos salutations républicaines.
Jihad WACHILL, président de la FSE-Amiens
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