CUBA : qu'a été la dictature de BATISTA?
La mafia terroriste de Miami voudrait réécrire l’histoire et, au passage, blanchir les assassins, tourner la page, comme si la tragédie, la douleur, le deuil, l’île ensanglantée par ces barbares, comme si tout cela pouvait être rayé d’un trait de plume.
Quelques données sur Cuba sous Batista :
En 1958, 8% des propriétaires, dont les latifundiaires yankees, possédaient plus de 70% des terres.
En 1959, lorsque triomphe la Révolution, la dette extérieure se monte à 788 millions de dollars. Le déficit de la balance commerciale avec les Etats-Unis atteignait la somme de 603,4 millions de dollars.
Cette crise permanente de l’économie cubaine avait pour effet premier que 549 000 personnes sur un total de 2 204 000 travailleurs potentiels étaient au chômage ; ajoutons les travailleurs saisonniers : environ 700 000 coupeurs de canne pour qui la " morte saison " était celle de la faim et de la misère : la récolte sucrière leur assurait du travail à raison de trois mois par an, en moyenne.
En 1958, Cuba comptait 6 547 000 habitants. Aujourd’hui 11.250000. Cette année-là, les dépenses au titre de la sécurité sociale se chiffraient à 114,7 millions. Aujourd’hui, le chiffre est de plus de 4,5 milliards.
En 1958, 8 209 personnes travaillaient dans la santé publique. Aujourd’hui : plus de 500 000. Les dépenses de l’Etat au titre de la santé publique se montaient à 22,7 millions de pesos. Aujourd’hui, cette somme correspond aux frais engagés pour une commune moyenne. Le taux de mortalité infantile était supérieur à 60 pour mille (aujourd’hui, avec une population qui a quasiment doublé, ce taux est de 5,3).
L’espérance de vie ne dépassait pas 55 ans (de nos jours : 77 pour les hommes et 78 pour les femmes).
En 1958, il y avait deux millions d’analphabètes et de semi-analphabètes, soit en gros le tiers de la population. Les dépenses publiques au titre de l’éducation se montaient à 77 millions de pesos (l’équivalent des dépenses d’une commune de taille moyenne d’aujourd’hui).