Maxime GREMETZ condamné aux prud'hommes pour licenciements abusifs

Publié le par Jihad WACHILL

Le Conseil des prud'hommes d'Amiens a condamné mardi Maxime Gremetz à verser plus de 50.000 euros au total à quatre anciens collaborateurs qui le poursuivaient pour licenciement abusif, un jugement que le député communiste dissident de la Somme a qualifié de "politique".

Maxime Gremetz avait licencié pour "faute grave" en octobre 2005 Frédéric Hardy, son attaché parlementaire, et deux autres collaborateurs, Marie-Pascale Annoot et Vincent Gosset. Il avait par la suite licencié pour "incompétence" un quatrième salarié, Jihad Wachill.

Le Conseil des prud'hommes d'Amiens a jugé irrecevables les motifs invoqués et condamné M. Gremetz à verser plus de 20.000 euros à Mme Annoot, près de 14.000 euros à M. Hardy, 12.500 euros à M. Gosset et 6.000 euros à M. Wachill.

"C'est pour nous simple justice", ont réagi dans un communiqué Frédéric Hardy et Marie-Pascale Annoot.

M. Gremetz a annoncé son intention de faire appel. Selon Frédéric Hardy, "Gremetz est toujours dans la déraison, et il perdra comme il a perdu tous ses procès".

"C'est une décision politique (...). Les collaborateurs sont censés être en accord avec leur député, sinon ils devraient avoir la dignité de partir", a déclaré M. Gremetz à l'AFP.

"Je suis habitué, ça vient de partout", a-t-il ajouté, dans une allusion à son altercation en avril avec un conseiller régional PS de Picardie, Gilles Seguin, qui l'accuse de l'avoir jeté à terre et a déposé plainte. La scène, filmée, avait été diffusée sur l'internet et visionnée maintes fois.

Dans un communiqué, l'UMP a ironisé sur "le mythe d'une gauche +grand défenseur des salariés+" qui, selon elle, "a vécu", rappelant le contentieux opposant Ségolène Royal à deux ex-attachées parlementaires.

"Les dirigeants du Parti Socialiste comme du Parti Communiste devraient s'interroger sur l'exemple ainsi donné par deux de leurs parlementaires qui ne manquent pas à chaque occasion de dénoncer les atteintes au droit du travail", ont estimé les porte-paroles de l'UMP, dans ce communiqué.

Le 10 avril, la cour d'appel de Rennes avait donné raison à Evelyne Pathouot et Claude Fouchier, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs semaines de salaires non payés. Mme Royal a annoncé son intention de se pourvoir en cassation.

Dépêche AFP du 8 juillet 2008

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Publié dans France - Politique-PCF

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F
Félicitations Jihad... même s'il y a un contentieux entre toi et moi... mais celui-ci, rassure-toi, m'apparaît si mince face à la férocité patronale d'un autre âge de Gremetz.<br /> Frédéric Hardy
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J
Concernant mon dossier, contrairement à ce qui est avancé par la dépêche AFP, le motif officiel de licenciement (qui a donc été jugé abusif) était "inaptitude au poste" et non "incompétence". <br /> <br /> Or, ce motif de licenciement correspond en droit à une inaptitude physique qui doit être constatée par la médecine du travail, ce qui ne l'a pas été. Et pour cause puisqu'il n'y avait rien de tel. <br /> <br /> Maxime GREMETZ a lors de l'audience comme en amont pour se justifier cherché à glisser vers l'insuffisance professionnel", motif proche de l'incompétence. Ce glissement était dans la droite ligne d'un dénigrement quasi-systématique de mon travail dans la période qui a précédé mon licenciement, harcèlement moral sans doute destiné à me pousser à la démission ou en tout cas à accepter un éventuel licenciement sans faire trop de vagues. <br /> <br /> C'est bien connu: "quand on veut noyer son chien, on l'accuse d'avoir la rage"... <br /> <br /> Néanmoins, cette prétendue "inaptitude", même interpétée sous l'angle "incompétence" se heurte à deux observations: d'abord ce n'est pas au bout de trois ans de travail en commun que l'on se rend compte du jour au lendemain que quelqu'un est un incompétent; ensuite et surtout, quand on se targue d'être le "2nd meilleur député de France", il est bien peu crédible d'affirmer que le collaborateur sur lequel on s'est appuyé pour figurer en aussi bonne place dans un classement du mensuel l'Express est un incompétent. <br /> <br /> Le tribunal des Prud'hommes d'Amiens ne s'y est pas trompé en jugeant mon licenciement abusif et la procédure irrégulière. <br /> <br /> Cette décision réhabilite le travail que j'ai pu effectuer en qualité d'attaché parlementaire au service de l'intérêt général et de ce que j'estimais être l'intérêt de la population en général et de ses éléments les plus humbles en particulier. Cette décision restaure avant tout l'honneur et la dignité d'un salarié qui n'a pas démérité dans son travail. <br /> <br /> Justice est donc faite.
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