Le marché de la Bastille fait le plein
Beau succès de la vente directe auprès des consommateurs.
Il s’agissait d’être patient, place de la Bastille, hier, à Paris, lors de la vente annuelle de fruits et légumes organisée par le Modef et le PCF pour la quatrième année consécutive. Dès les premières heures de la matinée, les personnes âgées s’installent sur des sièges de fortune pour attendre leur tour. Les habitués des années précédentes ont pris leurs précautions. « Je suis arrivée l’année dernière à 9 heures et je suis rentrée bredouille ! Cette année je viens plus tôt ! », confie Marie-Ange. Une foule variée s’est ainsi déplacée, avec pour motivation principale de trouver des fruits et légumes de qualité.
Martine souhaite en ramener le plus possible : « Je suis venue en vélo, alors je vais bien voir ce que je peux ramener ! Je vois mes enfants après et je veux qu’ils goûtent de "vrais" fruits ! » Pour les plus pressés, les militants distribuent du raisin dans la file d’attente et renseignent sur le stock encore disponible. « Christine Lagarde ne doit pas faire ses courses elle-même, pour prétendre que les prix n’ont pas augmenté ! », plaisante une passante. Les chanceux qui repartent déjà avec des sacs pleins sont enthousiastes. Martine et Thomas, un couple de retraités, s’est un peu écarté de la cohue pour faire le bilan de leurs achats. « Les raisins sont excellents et à un prix très raisonnable ! Il est conseillé de manger cinq fruits et légumes par jour, mais ce n’est pas toujours possible : dans une supérette, les oranges reviennent à un euro pièce. Du coup, depuis qu’on a entendu, la semaine dernière, qu’il y avait cette opération, on se préparait à venir ! », avoue Martine en riant.
Pour la plupart des gens présents, l’idéal serait un accès quotidien à ce contact privilégié avec les producteurs. En attendant, l’opération connaît une belle affluence : « C’est la première fois que je viens, et sûrement pas la dernière ! », s’exclame Laurent. Certains se plaignent pourtant de prix « pas assez avantageux », notamment en comparaison du marché d’Aligre, juste à côté. « Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas de donner les fruits mais de montrer quel prix suffit à rémunérer les producteurs correctement », explique Brigitte, militante au PCF. « Derrière l’excuse de la loi du marché pour justifier la hausse des prix, il y a la stratégie des grands groupes de la distribution. L’opération d’aujourd’hui tend à démystifier cela », conclut-elle.
Claire DODEMAN dans l'Humanité du 22 août 2008
Il s’agissait d’être patient, place de la Bastille, hier, à Paris, lors de la vente annuelle de fruits et légumes organisée par le Modef et le PCF pour la quatrième année consécutive. Dès les premières heures de la matinée, les personnes âgées s’installent sur des sièges de fortune pour attendre leur tour. Les habitués des années précédentes ont pris leurs précautions. « Je suis arrivée l’année dernière à 9 heures et je suis rentrée bredouille ! Cette année je viens plus tôt ! », confie Marie-Ange. Une foule variée s’est ainsi déplacée, avec pour motivation principale de trouver des fruits et légumes de qualité.
Martine souhaite en ramener le plus possible : « Je suis venue en vélo, alors je vais bien voir ce que je peux ramener ! Je vois mes enfants après et je veux qu’ils goûtent de "vrais" fruits ! » Pour les plus pressés, les militants distribuent du raisin dans la file d’attente et renseignent sur le stock encore disponible. « Christine Lagarde ne doit pas faire ses courses elle-même, pour prétendre que les prix n’ont pas augmenté ! », plaisante une passante. Les chanceux qui repartent déjà avec des sacs pleins sont enthousiastes. Martine et Thomas, un couple de retraités, s’est un peu écarté de la cohue pour faire le bilan de leurs achats. « Les raisins sont excellents et à un prix très raisonnable ! Il est conseillé de manger cinq fruits et légumes par jour, mais ce n’est pas toujours possible : dans une supérette, les oranges reviennent à un euro pièce. Du coup, depuis qu’on a entendu, la semaine dernière, qu’il y avait cette opération, on se préparait à venir ! », avoue Martine en riant.
Pour la plupart des gens présents, l’idéal serait un accès quotidien à ce contact privilégié avec les producteurs. En attendant, l’opération connaît une belle affluence : « C’est la première fois que je viens, et sûrement pas la dernière ! », s’exclame Laurent. Certains se plaignent pourtant de prix « pas assez avantageux », notamment en comparaison du marché d’Aligre, juste à côté. « Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas de donner les fruits mais de montrer quel prix suffit à rémunérer les producteurs correctement », explique Brigitte, militante au PCF. « Derrière l’excuse de la loi du marché pour justifier la hausse des prix, il y a la stratégie des grands groupes de la distribution. L’opération d’aujourd’hui tend à démystifier cela », conclut-elle.
Claire DODEMAN dans l'Humanité du 22 août 2008
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